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congrès au quotidien


Congrès au quotidien, jour 2

Lundi 24 octobre 2011 - Jour 1

Sommaire


> Albums photo - Jour 1

> Revue de presse

 


Assemblée générale annuelle de l'OIIQ - Les faits saillants

L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec a tenu ce matin à Montréal sa 91e Assemblée générale annuelle (AGA) à laquelle ont participé 849 délégués des ordres régionaux étaient inscrits sur un nombre potentiel de 947.

Gyslaine Desrosiers

La présidente de l'OIIQ, Gyslaine Desrosiers a rappelé que le rapport annuel s'arrêtait au 31 mars 2011. Elle en a donc profité pour résumer les grands dossiers de l'OIIQ rappelant notamment :

  • La mise en ligne du nouveau portail Web
  • Le projet de transfert du siège social
  • La création d'une norme professionnelle
  • La demande des pharmaciens d'obtenir de nouvelles activités
  • La réalisation d'une enquête commune avec le Collège des médecins au CSSS de Saint-Jérôme, etc.

Elle a aussi commenté les variations annuelles des effectifs de la profession. Avant de livrer un vibrant plaidoyer sur la nécessité du débat autour de la formation des infirmiers et infirmières.

Comité jeunesse

Julie St-Onge
Julie Saint-Onge

Julie Saint-Onge, présidente du comité jeunesse, a ensuite fait un résumé des activités du comité qu'elle préside : rédaction de chroniques dans le Journal, nouvelle initiative d'accueil des candidats aux examens de l'OIIQ, tournée des écoles secondaires qui a rencontré plus de 40 000 élèves dans les cégeps afin de promouvoir la profession et d'y présenter la campagne DEC-BAC. Elle s'est ainsi félicitée des 44 % d'étudiants qui s'inscrivent au baccalauréat après la première année de la campagne.

Enfin, elle a également annoncé la sortie du guide Vigilance infirmière en pharmacothérapie (VIP).


États financiers

Pierre Boulianne
Pierre Boulianne

Pierre Boulianne, trésorier de l'OIIQ, a ensuite présenté les états financiers de l'OIIQ et répondu aux questions des membres à leur sujet.

Aussi

On notera que les membres du comité exécutif ont été reconduits dans leur fonction, que l'AGA s'est très bien déroulée et que les délégués ont accepté les propositions (hausse de la cotisation) et appuyé la proposition de la Table sectorielle des RUIS pour que l'Ordre fasse la promotion du DEC-BAC terminé pour l'entrée à la profession auprès du gouvernement.

À lire :

> Rapport annuel (PDF)
> Lisez le communiqué de presse intitulé Regards sur la formation infirmière : où se situe le Québec?

 


Mot d'ouverture de Gilles Coulombe, président du congrès

 


France Dupuis reçoit le prix Marie-France Thibaudeau de la FRESIQ

 

De gauche à droite, Karine Houle, M. Sc., cadre-conseil en sciences infirmières, Marie-France Vachon, M. Sc., coordonnatrice du programme de thérapie cellulaire, Karine Bouchard, M. Sc., cadre-conseil conseillère en soins, toutes trois du CHU Sainte-Justine, France Dupuis, inf., Ph.D., professeure adjointe à la Faculté des sciences infirmières à l'Université de Montréal, et Gyslaine Desrosiers, présidente de l'OIIQ.

Ce prix, décerné par la Fondation de recherche en sciences infirmières du Québec (FRESIQ), et le chèque de 2000 $ qui l'accompagne, ont été remis au projet intitulé Validation d'une intervention infirmière systémique familiale visant à accompagner les familles ayant un adolescent atteint d'un problème chronique de santé dirigé par France Dupuis, inf., Ph. D., professeure adjointe à l'Université de Montréal.

Sur ce projet, elle a travaillé en collaboration avec :

  • Geneviève Harbec, inf., M. Sc., Cadre-conseil en sciences infirmières – Programme Soins pédiatriques intégrés, Secteur pédiatrie générale, CHU Sainte-Justine;
  • Karine Houle, inf., M. Sc., Cadre-conseil en sciences infirmières – Programme Soins pédiatriques intégrés et pédiatrie spécialisée, CHU Sainte-Justine
  • Marie-France Vachon, inf., M. Sc., Cadre-conseil en sciences infirmières – Programme Soins pédiatriques intégrés et pédiatrie spécialisée, CHU Sainte-Justine

Tout savoir sur le prix Marie-France Thibaudeau

 

Louise Hagan reçoit l'Insigne du mérite 2011

De gauche à droite, Carole Mercier, secrétaire générale à l'OIIQ, Gyslaine Desrosiers, présidente de l'OIIQ, Louise Hagan, inf., Ph. D., professeure titulaire retraitée de la Faculté des sciences infirmières de l'Université Laval, et Richard Gagnon, président du Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ).

C'est Louise Hagan, inf., Ph. D, professeure titulaire retraitée de la Faculté des sciences infirmières de l'Université Laval, qui a reçu l'Insigne du mérite, qui souligne la contribution remarquable d'une infirmière ou d'un infirmier du Québec aux soins et aux services de santé et au développement de la profession.

Louise Hagan : infirmière, enseignante, chercheuse

Infirmière avant-gardiste, Louise Hagan a ouvert la voie à l'exercice d'un rôle élargi pour les infirmières dans les unités de médecine familiale (UMF), une initiative novatrice pour l'époque. Elle a activement contribué au développement de la formation et des modalités de pratique des infirmières praticiennes spécialisées en soins de première ligne au Québec.

Mme Hagan poursuit une longue et riche carrière d'enseignante d'abord à l'Université de Sherbrooke et aujourd'hui à l'Université Laval tout en contribuant activement au développement de la recherche et de la pratique infirmière grâce au le rayonnement que ses travaux.

Une carrière couronnée de succès

L'Insigne du mérite vient donc couronner une impressionnante carrière déjà marquée par de nombreux prix tels que :


  • Le Prix d'excellence 1999 de l'Association professionnelle des infirmières diplômées des études supérieures du Québec
  • Le prix Florence 2007, catégorie Recherche en sciences infirmières, de l'OIIQ
  • Le Prix Rachel-Bureau 2003, de l'Ordre régional des infirmières et infirmiers de Québec.

L'OIIQ est donc très fier de lui remettre l'Insigne du mérite 2011.

> Lisez le communiqué de presse

  

 


Entre l'Europe et l'Amérique, la formation infirmière au Québec par Jacinthe Pepin

Jacinthe Pepin

En ouverture du Congrès, Jacinthe Pepin a présenté une analyse et une mise en contexte des profils de formation infirmière dans différents pays francophones réalisés par le Centre d'innovation en formation infirmière (CIFI) à la demande du Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l'espace francophone (SIDIIEF).

Une formation hétérogène

Les profils démontrent une grande différence entre les formations infirmières. Ainsi, même si le cursus menant à la profession d'infirmière est d'environ 15 ans, le niveau d'études varie d'une formation technique à une formation universitaire. Les changements les plus marqués portent sur la création de programmes de 2e et 3e cycles universitaires, reflétant le souci de former des chercheurs et des professeurs en sciences infirmières.

Trois types de programme

L'analyse fait ressortir trois groupes distincts quant à la durée ou la nature de la formation et à l'accès aux études supérieures, ce qui démontre que la concertation est nécessaire pour uniformiser l'offre de formation infirmière, et qu'il reste du chemin à parcourir pour adapter les programmes aux besoins de la population.

De plus, la formation infirmière doit reposer sur des pratiques exemplaires, intégrant la collaboration interprofessionnelle, tout en appliquant des mesures de sécurité et intégrant les technologies de l'information.

De nombreux pays appuient une formation initiale au premier cycle universitaire, insistent sur le développement de la recherche et sur le fait qu'il est important que la formation des infirmières soit dispensée majoritairement par des professeurs de la même discipline.

L'analyse du CIFI recommande :

  • D'établir un plan cohérent et concerté de rehaussement de la formation infirmière vers le premier cycle universitaire
  • D'inscrire la formation infirmière dans la filière universitaire complète (le 1er cycle prépare à l'exercice d'une pratique clinique; le deuxième prépare à une pratique avancée en clinique, en formation ou en gestion; le troisième forme des chercheurs pour une pratique avancée ou une carrière universitaire).
  • De poursuivre le développement de programmes universitaires des cycles supérieurs (2e et 3e cycles) en sciences infirmières parallèlement au développement de la recherche au sein d'établissements qui ont une mission d'enseignement supérieur et de recherche.
  • de soutenir la formation des ressources professorales infirmières pour leur permettre une appropriation des savoirs disciplinaires et des approches éducatives en lien avec ces savoirs.
  • D'inclure, dans le plan de rehaussement de la formation, un processus d'agrément des programmes spécifiques aux sciences infirmières, d'abord pour le premier cycle universitaire.
  • D'intégrer au plan de rehaussement de la formation infirmière, un plan d'action qui :
    • soit spécifique à chaque région;
    • respecte la diversité des cultures et des systèmes éducatifs;
    • maximise l'utilisation des pôles d'expertise des établissements;
    • exploite le potentiel qu'offre la révolution technologique.

Référence :

> Analyse et mise en contexte des profils de formation infirmière dans différents pays, CIFI-SIDIIEF, 2011
Consultez la présentation de sa conférence (PDF)

 

Soins et formation : un tandem nécessaire... par Danielle Fleury et Hélène Tremblay

Danielle Fleury

C'est avec beaucoup de nuances et d'humour que Danielle Fleury et Hélène Tremblay ont voulu, avec leur présentation, susciter la réflexion et alimenter le débat sur les nouvelles exigences de la profession infirmière, condition nécessaire au maintien et à l'amélioration des services à la population. Elles ont rappelé qu'un consensus des infirmières était indispensable pour décider du futur de leur formation au Québec et faire face aux défis du secteur de la santé.

Formation des infirmières : connaissances ou empathie?

Pour les conférencières, opposer la empathie aux compétences est un faux débat. La formation s'appuie sur des fondements scientifiques solides et rigoureux ET sur beaucoup d'humanisme. Les infirmières du futur devront concilier ces deux réalités alors que les exigences requises pour exercer la profession sont à la hausse.

Un environnement en constante évolution

L'environnement dans lequel les infirmières travaillent évolue rapidement dans tous les domaines : technologie, accès à l'information, évolution des besoins de la population, développement des lois 90 et 21, approche par programme des établissements, pénurie, etc. Les infirmières sont-elles prêtes et outillées pour affronter les défis qui les attendent? Comment les préparer à jouer ces rôles élargis et à s'affirmer au sein des équipes interdisciplinaires?

Pour les conférencières, il est indispensable d'y penser et que la formation en tienne compte alors que les exigences d'exercice sont de plus en plus de niveau universitaire.

Hélène Tremblay

L'infirmière partenaire privilégiée si…

Les conférencières pensent que de plus en plus de médecins sont convaincus que leur partenaire privilégiée pour faire face au défi de la santé est l'infirmière.

Cependant, pour prendre la place qui leur revient, les infirmières doivent faire preuve de leadership clinique « significatif » et démontrer aussi des habiletés qui débordent du strict secteur des soins, car il sera difficile de revendiquer des postes décisionnels, de coordination d'équipe ou de gestion, si l'infirmière ne se sent pas à la hauteur et si elle ne se sent pas outillée. Si les infirmières s'intéressent peu à ces postes et y ont de moins en moins accès, elles auront de moins en moins d'influence dans les organisations. Ces nouveaux postes doivent aussi représenter des opportunités de carrière.

Ailleurs dans le monde

Pour s'adapter aux besoins qui évoluent au rythme de la société, on observe, dans tous les pays industrialisés, que la formation des infirmières est de plus en plus longue et complète. Le Québec doit suivre cette voie et rehausser le niveau de formation, mais aussi son contenu.

Références citées par les conférencières :

> COHEN, Yolande, Profession infirmière - Une histoire des soins dans les hôpitaux du Québec, Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, 2000, 322 p.
> Commission royale d'enquête sur l'enseignement dans la province de Québec, Commission Parent
> Le Canada, une superpuissance dans les domaines de la santé et des sciences par Alan Bernstein, président des Instituts de recherche en santé du Canada, Le Devoir, 18 mai 2007

Consultez la présentation de leur conférence (PDF)